Soleils

soleil … il est vivant, nous aussi… il produit sa propre énergie, nous aussi… il émane sa propre lumière, nous aussi… il est au centre de son propre système, nous aussi… il est un insondable potentiel de vie, nous aussi… il trace du temps, nous aussi… il brûle en son cœur, nous aussi… il est unique, et des milliers comme lui existent, nous aussi

soleils…

points de suspension

ou plutôt un seul point commun entre l’homme et la nature

unité de poids et de mesure

de ce que l’on est, de là où l’on est

la sempiternelle question

qui aurait envie de se poser un peu

sur la tangente de l’horizon millénaire

Ici, des personnages, réels (soldat, roi, sorcières, pythie…), mythiques (Orphée, Icare…), cosmiques (aurore, Soleil, Terre…) prennent la parole et résonnent dans notre histoire. Ce jeu de transposition donne humour et simplicité à ces figures qui ne sont que nos propres reflets, et nous rapproche profondément de nous même.

encore           Aurore           fragile humaine           dedans nos astres           vers le soleil           ces mondes           je ris           chasse aux sorcières           promise           mon cœur           amour empire           Eurydice           ronde la terre           Icare           tombez les vestes           ce que je cherche           le roi           tu traverses la nuit

Corine MILIAN – textes, musiques, conception, voix

Alain ANTONELLI – claviers, piano

François GOMEZ – basse

Philippe JARDIN – batterie

Norbert LALEMAND – guitares

Bruno REY – son

Pascale BONGIOVANNI – lumières

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Cie LA ZAMPA (hors plateau) – regard extérieur

Marc BOSCHERINI – piano (version courte)

créé en résidence à :

La Gare / Maubec – Cité de la musique / Marseille – Espace des arts / Le Pradet – Les Comoni / Le Revest

Aide à la création : ADAMI


Extraits de presse

FRAGILE, HUMAINE, MAGICIENNE. Une voix dans le noir, l’aurore se lève sur la scène (…) silhouette de Tanagra, crinière léonine, Milian apparait. Femme tigresse, femme ronronnante, “in vivo, in vivant”, elle tient son public à bout de voix pendant près de deux heures. Milian écrit et compose ses chansons dans un genre inclassable (…) avec des textes aussi riches que ses harmoniques (…).
Ici “pas de péché, pas de serpent… il n’y a que l’amour” et elle réécrit à sa manière la mythologie : Icare et Eurydice sont sauvés.
Voix murmure veloutée, elle chuchote “emmène-moi mon cœur”. Castafiore, petite sœur de la fiancée de Frankenstein, elle rugit en “grande maquerelle de l’espoir” et rit de se voir si belle en ce miroir (…)
Aux qualités exceptionnelles de sa voix, s’ajoutent des qualités évidentes de comédienne qui donnent une dimension supplémentaire à chaque morceau. Elle occupe l’espace scénique, mieux, elle l’habite (…) arpentant l’espace en maitresse incontestée des lieux.
Mi-sorcière, mi-magicienne, elle impose un style inimitable qui lui vaut un public de plus en plus nombreux et passionné. Mitzi Gerber / Le Dauphiné Libéré

(…) Tantôt souffle imperceptible et fragile, tantôt superbe rugissement (…) pour vous faire succomber sous le charme sans que l’on puisse opposer la moindre résistance. C’est un peu magique et terriblement séduisant (…) La Provence

INCROYABLE MILIAN. Musicale, poétique, sensuelle, ardente (…) Inclassable… Fidèle à elle-même, elle continue sa route avec Soleils (…), “c’est un peu magique et terriblement séduisant” disent-ils et diront-ils encore longtemps après que le noir se soit emparé de la salle, se soit emparé de la nuit. Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparu… Mais non ! Ils ne disparaissent jamais vraiment… Il suffit d’être là, au bon moment. D’être là quand Milian surgit. Translucide, si frêle, si étonnamment offerte qu’on la dirait nue (…).
Les mots s’effeuillent, les mots s’envolent, les mots nous parlent tout bas… Ils sont beaux et simples. Ils disent l’essentiel (…) et s’ils se font chimères, s’ils nous parlent de mythes anciens, c’est pour mieux nous emporter au loin, sur leurs ailes de géant.
Car Milian conjugue plusieurs langages. La musique, la voix, les mots, le corps. Elle dessine la géométrie invisible d’un espace intérieur dont le spectateur subjugué ne perçoit que les contours, tentant vainement de percer le mystère de ce corps calciné, beau et tragique à la fois.
(…) “ ah je ris de me voir si belle en ce miroir, moi je suis la grande maquerelle de l’espoir…” diva déjantée (…) derrière l’ironie pointe déjà la tendresse. La voix froissée de trop de soupirs, trop de désirs, trop de rêves. La voix, cet Autre et ce double inspiré qui l’accompagne comme une longue robe de mariée. Voix vibrante, voix voilée, voix cassée, voix qui se fait souffle, qui se fait silence(…) Comment dire cette modulation, cette manière d’être avec la musique et les mots qui n’appartiennent qu’à elle.
Étrange déambulation, terre lointaine, terre promise, la voix s’abîme dans le grave… Revient dans la clarté, la limpidité d’un aigu. La voix épouse le texte, le déchire, le murmure, le tord comme pour lui extirper des parcelles d’infini.
Mais au bout du compte “ le seul droit qu’il y ait, c’est le droit d’aimer… amour existe… surtout n’ayez pas peur…” Mais de quoi aurions nous peur ? de la fascination qu’elle exerce sur nous ? Toute à la fois Orphée, Eurydice, Icare, Roi et manant… Transversale et verticale, jusqu’au vertige, Milian fait désormais partie de nos mythologies intimes.
À nos corps défendant. Avec notre assentiment. Dominique Larrieu / La Marseillaise

 

(…) pour finir dans les étoiles, Corine Milian s’est emparée du public, de la nuit, de la soirée, du projectionniste, du correspondant de presse, du silence. Elle a ouvert les fenêtres et a tendu ses doigts vers des planètes auxquelles on a tous cru. C’étaient nous les planètes. Et elle le soleil. (…) à ce point là, on n’est plus ni homme ni femme, on pose sur le vide des diadèmes d’infinis faits d’origine et de création (…) Elle est passée trop vite (…) Eric Woljung / La dépêche du midi

(…) ce qui frappe avant tout c’est son énorme présence sur scène, présence de la voix et du corps (…) sa voix remplit la salle, du cri au chuchotement, de la passion à l ‘ironie avec toujours la même énergie et la même générosité . Sur scène, son corps longiligne à la Ute Lemper, ganté de noir et surmonté d’une crinière à la mèche blanche se fait violent, tragique (…) car la bougresse chante plutôt la vie et la passion, le feu plus que la glace, un feu ravageur qui la consume (…) et dans son registre plus rythmé proche des Rita Mitsouko, où elle laisse éclater les virevoltes de sa voix, où ses textes se font plus incisifs, où elle occupe l’espace comme jamais, faudrait qu’elle en fasse plus des comme ça (…)
Artiste underground, Corine Milian refuse les concessions et trace sa route au rebord des modes et de la soupe qu’on nous sert habituellement, avec l’humanité qui fait tellement défaut par les temps qui courent… Nous étions relativement peu nombreux ce soir là à l’ Européen, mais le public était conquis, et c’est bien là l’essentiel. Journal étudiants Fac Paris

     

(…) elle fait planer sur scène une atmosphère d’une humanité confondante. Ses chansons sont comme autant de soleils ardents dont les rayons vous pénètrent le coeur, subtilement. Elle est à voir, elle est à entendre. On en ressort un peu meilleur. Var Matin

(…) Corine Milian étonne (…) une voix puissante, sensuelle (…) une lionne à la mèche rebelle qui risque de faire des ravages sur son passage. Taktik

Tout le public, masculin et féminin, du Casino est tombé amoureux de cette femme, seule sur scène, accompagnée d’un simple piano. La grande scène du cinéma semblait trop petite, tellement elle envahissait l’espace. Sa voix, ses musiques, ses paroles, ont envoûté un auditoire stupéfait par tant de talent.
Crinière léonine au vent, mi ange mi tigresse, ses chansons ont charmé, étonné (…) Elle nous a touché en plein cœur. L’amour existe encore, elle nous le montre du doigt (…) « Inaccessible étoile » mais si proche à la fois.
La voix épouse le texte, la musique se marie à son corps. Et nous, on est là, bouche bée, devant tant de beauté, de sensualité, de poésie, d’érotisme subtil. On pense parfois à Janis Joplin , Catherine Ringer, à Bruand, Ferré, Barbara, tant elle fait revivre les chansons à textes.
Magique. Et puis elle est partie. Nous on reste dehors, sur le trottoir et sous la flotte, en se demandant si on a pas rêvé… P. Jammes

     


Extraits audio

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